Pour les 1 an de Paloma in the City, j’ai souhaité écrire un article un peu different ! Cette rubrique, Woman talk, est celle dont je suis le plus fière. Mettre en lumière des femmes inspirantes me remplie de joie ! Aujourd’hui j’ai décidé d’interviewer non pas une, mais 5 femmes ! Des jeunes femmes ! Elles ont toutes moins de 30 ans et c’est ma bande de copines !
Je les admire toutes pour une raison différente, et elles ont accepté de se livrer à coeur ouvert : Qu’est-ce qu’être être une femme forte aujourd’hui? Comment le sont-elles au quotidien ? Leurs peurs ? Leurs épreuves ? Leurs aspirations ?
La force des femmes m’a toujours passionnée. Je ne connais pas une femme autour de moi qui ne le soit pas ! Chacune à sa manière se bat, avec puissance, grâce ou encore fragilité… C’est ce que je trouve poignant.
Alors je vous laisse lire ces bribes d’interviews, en espérant qu’elles vous donneront l’envie de continuer à vous dépasser.
Pas besoin d’être invincible pour être une Wonder Woman. Je vous présente: Cléa, Raphaëlle, Julie, Laetitia et Grace.

Qu’est ce qui fait de vous une femme forte ?

Julie:  Je ne me suis jamais mise de barrières pour atteindre mes objectifs professionnels ou personnels, je n’ai jamais eu peur de faire différemment pour apporter ma touche, bien au contraire !  L’exemple le plus concret est d’avoir commencé par étudier la communication et finalement faire de la data analyse ! A priori, rien à voir mais rien n’est impossible ! Je crois toutefois que ce qui me rend chaque jour plus forte qu’hier, est d’avoir compris qui je suis, l’accepter, et lâcher prise. Parfois tout n’est pas parfait et c’est ok, ça ne veut pas dire que ça ne le sera pas demain, ça ne veut pas dire que le problème c’est moi. Cela veut juste dire que des belles choses arriveront au moment voulu et que surtout la bienveillance est la meilleure des attitudes face à soi-même, face aux autres et face à la vie. 

Cléa: Je ne suis pas docteur, je ne sauve pas des vies, je ne suis pas avocate, je ne défends pas les plus démunis, mais j’espère qu’à ma petite échelle je peux me considérer comme une femme forte. Je fais en sorte d’aller jusqu’au bout, et de tout donner pour ce que je désire. Je m’efforce de toujours trouver du positif dans chaque situation. Je suis consciente de mes qualités mais également de mes défauts. Je suis en adéquation avec mes principes et mes valeurs. Et surtout, j’ai la chance d’être entourée d’une famille, d’amis et de mon amoureux qui m’accompagnent pour être la meilleure version de moi même !

Laetitia: Pendant des années j’ai voulu renvoyer l’image d’une femme forte, l’image d’une femme qui veut réussir sur tous les plans. En d’autres mots, j’étais à la recherche d’être une femme parfaite et de cocher la plupart des cases que les dictats de la société nous imposent inconsciemment. J’ai longtemps pensé que cette recherche de la perfection ferait de moi une femme forte. Je n’avais rien compris… Aujourd’hui, je dirais que ma force est d’être capable d’accepter mes failles, d’accepter que certaines choses mettent du temps, et d’être jusqu’au-boutiste dans mes projets.

Raphaëlle: Je ne sais ce qui fait de moi, à proprement parler, une femme forte. Je pense qu’une personne extérieure est toujours plus à même de voir ce que l’on ne voit pas toujours chez soi. Mais les moments où je me sens la plus forte c’est sans hésiter, dans la défense de mes idées, dans le débat, montrer qu’une jeune femme de 26 ans, peut bien sûr écouter et apprendre, mais sait aussi réfléchir par elle même, argumenter, défendre sa façon de penser sans se laisser marcher sur les pieds.

Grace: Je pense qu’une personne forte, homme ou femme, est quelqu’un qui a conscience de ses faiblesses et fragilités et qui décide de les surmonter. La force c’est un mélange de courage, d’audace mais aussi d’humilité : la résultante d’un travail sur soi, d’efforts. Je ne sais pas si je suis une femme forte, je crois que j’ai un fort caractère. Dans tous les cas, il me semble que ce qui est en jeu c’est la confiance en soi. Et elle vient des choses accomplies bien sûr, mais aussi du regard et de l’amour que porte sur nous notre entourage. J’ai été et je suis bien entourée, et cela me donne de la force. Je n’ai peur, ni de dire non, même si cela déplaît, ni de dire oui aux opportunités. 

Quelle est la dernière épreuve que vous avez traversée ? Qu'avez vous pu en tirer ?

Raphaelle: Il y a environs 1 an et demi, j’ai vécu une rupture très soudaine. Mon monde s’est écroulé. Je me suis retrouvée du jour au lendemain face à mon individualité, me rendant compte qu’avec le temps j’avais délaissé mes amis, que j’avais parfois fais trop de choix de couple au lieu de penser à ce dont j’avais personnellement envie. La brutalité de cette rupture et de ces différentes prises de conscience m’ont étrangement fait rebondir extrêmement vite. J’avais envie de me prouver que je pouvais réussir ma vie seule. Quelques mois après, je décrochais un super boulot, plein de nouveaux challenges, je retrouvais mes amis, je prenais un super appart, et surtout j’apprenais à apprécier un peu plus ma propre compagnie, sans filets.

Julie: Ma plus grande épreuve s’appelle Parkinson. C’est la maladie neurologique dont est atteint mon papa depuis plus de 10ans. Après avoir vécu ce que l’on appelle la lune de miel pendant une petite dizaine d’année qui met en lumière les tremblements si connus de la maladie. Aujourd’hui la maladie prend de plus en plus de terrain, les émotions sont neutres, la mémoire fait défaut, la conversation est compliquée et le corps est figé. Les gestes basiques deviennent une bataille. A moi, la grande impatiente, j’ai appris que la patience est la clé. Ce n’est pas simple de voir une personne régresser alors qu’on s’impose de progresser en tant que jeune adulte. J’ai compris que malheureusement, je ne peut pas changer les choses, mais je peux les vivre différemment. Alors oui, c’est difficile mais la patience et la bienveillance sont un bien meilleur cocktail pour ce type de maladie que l’exigence. Chaque jours est une surprise parfois désarmante, parfois inespérée. Il faut apprendre à vivre avec, à accepter, à écouter & à prendre du recul.

Laetitia: En décembre dernier, en pleine crise sanitaire, mes espérances de décrocher un CDI, après plus d’un an et demi en CDD sont tombées à l’eau. Cela a été un vrai coup dur. Par peur de l’échec, j’ai voulu partir loin, m ‘évader, et attendre que la situation s’améliore. Et puis, une petite partie au fond de moi me disait: Laetitia n’abandonne pas, n’écoute pas les avis négatifs. J’ai finalement trouvé très vite après, et dans un des secteurs les plus impactés par la crise: le Travel Retail dans la cosmétique. Ce que je tire de cette épreuve c’est de ne jamais cesser d’y croire, il vaut mieux avoir des remords que des regrets !

Grace: Ma dernière épreuve traversée est personnelle, il s’agit d’une séparation (temporaire), avec mon boyfriend. Même si j’étais à l’initiative de cette pause, j’étais perdue. Je cherchais des éclairages auprès de mon entourage, un peu vainement. Dans cette situation, les conseils peuvent apaiser, mais le choix se prend seul. J’ai compris qu’il fallait faire confiance à son instinct, parfois on ne peut, et on ne doit, compter que sur soi et son cercle plus intime. J’ai aussi compris qu’il valait mieux communiquer, risquer une crise, plutôt que de laisser une situation se déliter. 

Cléa: Je ne vais pas être très originale et sûrement pas la seule, mais cette dernière année n’a pas été évidente et facile tous les jours. Le confinement, une vie bien ralentie, des peines personnelles… J’ai perdu mon chat, Cannelle, qui était mon compagnon de vie depuis plus de 17 ans. Et pourtant j’ai appris à apprécier d’avantage chaque plaisir considéré comme acquis ou normal auparavant. Peu importe la situation, on peut essayer de retrouver un peu de bonheur dans des choses simples.

Une femme qui vous inspire ? Pourquoi?

Grace: S’il y en avait qu’une ce serait ma mère, évidemment. Pour son élégance, son irrévérence, son humour, son audace, sa grâce… A la fois tête dans les étoiles, et pieds sur terre. Elle m’a appris la curiosité, transmis le goût de la vie, du rire, de la légèreté. Mais aussi du travail, de la discipline, de la rigueur. L’importance de chercher à comprendre plutôt que de juger. On lui a demandé récemment  « Mais tu fais quoi ? De la déco, du mannequinat, de la finance ? » comme s’il fallait à tout prix choisir. La vie est plurielle, ce serait bête de se limiter ! 

Cléa: Il y a plusieurs femmes qui m’inspirent. Tout d’abord ma grand-mère, qui était une femme forte et en avance sur son temps. Elle m’a toujours appris à être indépendante. J’admire Brigitte Bardot, qui a dédié sa vie pour la cause animale. Je pense également à des femmes qui se battent quotidiennement pour réduire les inégalités dans le monde. J’apprécie tout particulièrement les livres de Pénélope Bagieu: les Culottées. On retrouve le portrait de dizaines de femmes exceptionnelles qui ont contribué à changer l’Histoire, c’est passionnant d’en apprendre davantage sur ces femmes, encore malheureusement trop méconnues.

Raphaëlle: Il y a deux femmes que je trouve particulièrement inspirantes , Gisèle Halimi et Christiane Taubira. Chacune dans son époque a montré à quel point une femme pouvait être forte sans avoir le besoin de s’en revendiquer avec un humanisme à toute épreuve. Ces deux femmes ont porté tellement de combats incroyables pour les femmes et pour l’égalité de tous. Et cela sans se laisser atteindre par des critiques non constructives faites seulement pour les faire taire. Ce sont ces femmes, et ses combats qui on ouvert la porte à la génération de femmes à laquelle j’appartiens et aux plus jeunes. Je pense profondément qu’elles ont ouvert la voie et c’est grâce à elles que la parole se libère sur autant de sujets.  

Laetitia: Une femme qui m’a inspiré très récemment, c’est Constance du compte instagram @Mumdaymornings. C’est une maman qui a changé de carrière, d’avocate, elle a crée son concept de sport « The new me », elle a un dynamisme sans faille, elle n’abandonne jamais et j’aime son tempérament  communicatifs. Elle va jusqu’au bout des choses et ignore ses détracteurs. Cela fait du bien de suivre des gens positifs sur les réseaux.

Julie: La première femme qui m’inspire est, d’une façon très naturelle, ma maman. Elle a toujours ignoré les freins qu’une femme pouvait rencontrer et m’a toujours montré la chance que nous avions, plutôt que les inconvénients. Mais de façon plus globale, ce sont les femmes qui m’entourent, qui m’inspirent au quotidien et qui, chaque jour, se démènent avec leur force, leur passion, et leur courage à travers les grands bonheurs mais aussi les grandes épreuves de la vie. Ce sont ces femmes qui plantent des graines pour que demain soit meilleur et rempli de bienveillance et d’amour. 

Julie a 27 ans et est Fashion Categorie Manager chez Veepee.
Laetitia a 27 ans et est Travel retail Manager chez Sisley.
Raphaëlle a 26 ans et est retail designer chez Paco rabanne.
Cléa a 27 ans et est responsable transaction dans l’immobilier chez My expat.
Grace a 27 ans et est associate M&A en finance.

Un grand merci à elles de s’être confiées, de nous avoir partagé leurs histoires à l’occasion cet article spécial anniversaire.

A très vite,
Paloma

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Julie
25 mars 2021 20 h 54 min

Merci de nous avoir donné la parole. J’espère que certaines des lectrices se reconnaîtront ❤️🤍❤️✨

Franilix
23 avril 2021 19 h 21 min

Joli article sur les jeunes femmes et leur fragilités…Fortes mais pas que!